Rencontre 2. - Le regard de Dieu sur l’homme

Étiquettes : Amour, Vérité, Identité, Maturité, Croix, Travail sur texte, Discussion, De formation

Introduction pour l’Animateur

L’homme ne peut pas vivre sans amour. L’homme reste pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est privée de sens, si l’Amour ne lui est pas révélé, s’il ne rencontre pas l’Amour, s’il ne le touche pas et ne le rend pas d’une manière ou d’une autre sien, s’il ne trouve pas en lui une participation vivante. Et c’est précisément pourquoi le Christ - Rédempteur, (…) révèle pleinement l’homme à l’homme. C’est cette dimension - si l’on peut s’exprimer ainsi - humaine du Mystère de la Rédemption. L’homme retrouve en lui sa propre grandeur, sa dignité et la valeur de son humanité. L’homme est dans le Mystère de la Rédemption à nouveau confirmé, pour ainsi dire exprimé à nouveau. Créé à nouveau ! Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. L’homme qui veut se comprendre jusqu’au bout - non selon seulement quelques critères et mesures provisoires, partiels, parfois superficiels, voire apparents de sa propre essence - doit avec son inquiétude, son incertitude, ainsi que sa faiblesse et son péché, avec sa vie et sa mort, s’approcher du Christ. Il doit en quelque sorte entrer en Lui avec lui-même, il doit s’approprier, assimiler toute la réalité de l’Incarnation et de la Rédemption, pour se retrouver. Si ce processus profond se réalise en l’homme, alors il porte fruit non seulement dans l’adoration de Dieu, mais aussi dans un profond étonnement sur lui-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur, puisqu’il a mérité un tel et si puissant Rédempteur, puisque Dieu a donné son Fils unique, pour que lui, l’homme, ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.

C’est précisément cet étonnement profond devant la valeur et la dignité de l’homme qu’on appelle l’Évangile, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle.

—Jean-Paul II - Redemptor hominis

Ce texte exprime tout ce dont nous voulons parler ce jour-là.

Introduction

Hier, nous avons parlé toute la journée de la condition spirituelle de l’homme. Nous avons essayé de nous regarder nous-mêmes attentivement et de réfléchir à qui nous sommes. Le soir, nous avons commencé à parler déjà de Dieu qui entre dans notre vie. Nous voulons maintenant nous regarder encore une fois nous-mêmes, mais en nous posant la question : qu’est-ce que la « présence de Dieu » change dans les réflexions d’hier.

Nous lisons le texte de l’introduction - fragment de l’encyclique Redemptor Hominis.

Nous allons maintenant lire ce beau texte phrase par phrase en le rapportant à notre thème.

Jésus donne un sens à la vie humaine

L’homme ne peut pas vivre sans amour. L’homme reste pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est privée de sens, si l’Amour ne lui est pas révélé, s’il ne rencontre pas l’Amour, s’il ne le touche pas et ne le rend pas d’une manière ou d’une autre sien, s’il ne trouve pas en lui une participation vivante.

  • De quel amour s’agit-il ici ? Comment comprenons-nous que nous ne pouvons nous comprendre que par la rencontre avec l’Amour ?

  • Est-ce que nous, dans l’amour, sommes capables de retrouver la plénitude de notre humanité ? Lui donnons-nous une telle « importance » ?

C’est un peu comme vouloir « connaître » le mécanisme par exemple d’une imprimante sans essayer d’imprimer quoi que ce soit dessus. L’homme est créé pour l’amour, c’est pourquoi seulement par le contact avec lui (c’est-à-dire répondre par l’amour) il peut se découvrir lui-même.

Révélation pleine de l’homme à l’homme

Et c’est précisément pourquoi le Christ-Rédempteur, (…) révèle pleinement l’homme à l’homme. C’est cette dimension - si l’on peut s’exprimer ainsi - humaine du Mystère de la Rédemption. L’homme retrouve en lui sa propre grandeur, sa dignité et la valeur de son humanité. L’homme est dans le Mystère de la Rédemption à nouveau confirmé, pour ainsi dire exprimé à nouveau. Créé à nouveau ! Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ.

  • En lisant les phrases ci-dessus, sommes-nous capables de retrouver cette grandeur, cette dignité dans l’image « Ecce Homo » ?

  • En quoi consiste-t-elle, comment la ressentons-nous ?

  • Est-ce que nous aussi sommes capables de vivre une joie similaire en pensant que le Mystère de la Rédemption nous « recrée » ?

Faisons attention au fait que Dieu vient pour montrer à l’homme qui il est lui-même ! Cette révélation pleine de l’homme à l’homme signifie que nous avons perdu « auparavant » notre propre identité - nous ne savons pas qui nous sommes. Il était donc très important pour Dieu que nous l’apprenions.

Découverte de la vérité profonde sur soi

L’homme qui veut se comprendre jusqu’au bout - non selon seulement quelques critères et mesures provisoires, partiels, parfois superficiels, voire apparents de sa propre essence - doit avec son inquiétude, son incertitude, ainsi que sa faiblesse et son péché, avec sa vie et sa mort, s’approcher du Christ. Il doit en quelque sorte entrer en Lui avec lui-même, il doit s’approprier, assimiler toute la réalité de l’Incarnation et de la Rédemption, pour se retrouver.

  • « Entrer tout entier », « assimiler toute la réalité de l’Incarnation et de la Rédemption » - ce sont des mots incroyablement exigeants. Ressentons-nous la peur, l’inquiétude en entendant des phrases si radicales ? Pourquoi ?

  • Avons-nous l’expérience d’un tel rapprochement ouvert vers le Christ tout entier ?

C’est de cela que nous avons parlé hier : l’homme qui a déjà découvert son inquiétude, son incertitude, sa faiblesse, son péché ne sait toujours pas comprendre le sens de sa propre vie, a plus de questions que de réponses. C’est précisément à ce stade qu’il faut particulièrement se tourner vers Jésus… Seul il nous donnera la possibilité de chercher des réponses à nos questions plus profondément. Il ne faut pas avoir honte de faire cela pour « se connaître ».

Méditation sur soi-même

Si ce processus profond se réalise en l’homme, alors il porte fruit non seulement dans l’adoration de Dieu, mais aussi dans un profond étonnement sur lui-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur, puisqu’il a mérité un tel et si puissant Rédempteur, puisque Dieu a donné son Fils unique, pour que lui, l’homme, ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.

  • De quelle manière nous-mêmes veillons-nous à initier ce processus ?

  • Sommes-nous capables de discerner en nous cette grande valeur ? N’est-ce pas que souvent en nous critiquant nous-mêmes, nous nous enlevons cette dignité ? (c’est-à-dire nous nous faisons des gens « trop petits »)

Accueil courageux de l’Amour

L’amour de Dieu, son immensité, peut parfois nous accabler. Comme nous l’avons dit hier pendant la conférence du soir sur les lettres. L’intention de celui qui donne l’amour n’est pas que nous nous sentions accablés. Il est difficile d’accueillir l’amour.

  • Est-ce que nous expérimentons cette souffrance liée à l’accueil de l’amour ? Que faisons-nous pour donner un sens à cette souffrance ?

La souffrance est inscrite dans l’amour (au moins celle ici sur terre). Fuir cette souffrance implique fuir l’accueil de la plénitude de l’amour. Dans la vie de chaque homme doit arriver un moment de décision difficile, pour commencer à aimer (s’ouvrir à ce que quelqu’un nous aime).

  • Comment gérons-nous cette décision ? Sommes-nous capables d’accueillir notre situation avec optimisme, sérénité ?

Lisons :

Tout véritable Amour doit avoir son Vendredi Saint.

—card. Stefan Wyszyński

  • Comment comprenons-nous ces mots du cardinal ?

Ce n’est pas par hasard qu’aimer est comparé à une bougie qui brûle - nous nous consumons pour les autres. Nous arrivons à la question la plus importante :

  • Sommes-nous capables de nous réjouir davantage de la lumière que les autres reçoivent grâce à cela que de nous attrister à cause de nos inconvénients ?

Application

La méthode du Mouvement Lumière-Vie ne permet pas que nous restions seulement au niveau de la connaissance et de l’information. Chaque rencontre devrait se terminer par une « application », c’est-à-dire une introduction concrète dans la vie du contenu.

Proposition que chacun de nous prenne maintenant une petite résolution en relation avec le thème abordé, qu’il espère pouvoir réaliser encore pendant ces retraites.

Prière finale

Libre, avec l’intention d’une bonne célébration du Triduum Pascal.