Réunion 2. - Voir l’horizon

Étiquettes : Maturité, Liberté, Péché, Conversion, Travail sur texte, Travail sur définition, Discussion, De formation

Objectif

Didactique :

Les participants prennent conscience que malgré de nombreuses limitations, barrières, faiblesses, ils sont capables de s’élever au-dessus des murs, « grimper sur le sycomore », pour apercevoir depuis celui-ci ce qu’ils n’avaient pas vu jusqu’à présent.

Éducatif :

De cette perspective, ils devraient commencer à changer leur vie, la traiter comme un espace de réalisation de leurs désirs et de transformation du monde en mieux, ce qui n’est possible qu’après s’être ouverts à Jésus, lui avoir donné leurs faiblesses et être partis avec Lui en chemin.

Introduction pour l’animateur

La réunion d’aujourd’hui a deux dimensions. D’un côté, elle est en quelque sorte un résumé de ce qui s’est déjà passé aux retraites - et il s’est passé beaucoup de choses, elle constitue une certaine systématisation des événements, expériences et contenus. De l’autre côté, elle est une préparation directe à la prière du soir, au cours de laquelle aura lieu une rencontre exceptionnelle - si nous la vivons bien, elle peut devenir la plus importante de notre vie. Un rôle très important pendant cette réunion de groupe est joué par le témoignage de l’animateur. Si tu sens dans ton cœur que tu as besoin de prière pour témoigner de cette manière directe, adresse-toi à la diaconie de prière - ils ne te refuseront sûrement pas ;). Nous voulons encourager les participants à l’ouverture, à ce qu’avec humilité et courage ils affrontent leurs propres limitations - d’abord en les nommant, puis en les donnant à Jésus. Il est important d’attirer l’attention sur le fait que nous mettons l’accent sur les limitations et faiblesses non pour s’y arrêter, gratter les plaies et se concentrer sur sa propre petitesse. Nous les nommons pour les confier à Dieu et aller plus loin. Le kérygme ne se termine pas à la deuxième loi de la vie spirituelle. Nous voulons témoigner qu’il n’y a pas de raccourci dans la vie - Jésus vient dans notre vie, mais c’est de nous que dépend si nous sortirons à sa rencontre, c’est à nous qu’appartient de faire un pas en avant, de grimper sur le sycomore malgré notre petite taille pour voir plus et mieux, pour se trouver à une telle hauteur que nous serons capables d’apercevoir l’horizon, de s’en émerveiller et d’aller plus loin avec cette expérience.

Dans les matériaux pour les animateurs se trouvant à la fin du schéma est placé un texte plus long sur les croyances auto-limitantes. Il vaut la peine de s’y familiariser avant les retraites, pour que tu puisses plus facilement expliquer ce concept aux participants. Ce matériel est assez volumineux, donc ne le laisse pas à la dernière minute avant les retraites - il est bon de s’y arrêter un moment. Souviens-toi aussi que le schéma est une aide, pas un schéma rigide auquel il faut absolument s’en tenir. Analyse-le calmement et sélectionne ces contenus, ces questions de partage, ces matériaux qui selon ton discernement seront les plus appropriés pour ton groupe (si tu ne le fais pas, ta réunion peut soudainement s’arrêter au troisième point à cause du manque de temps).

Prière

Spontanée à l’Esprit Saint - appel à Sa lumière, dont nous avons besoin pour nous tenir en vérité devant Dieu et les uns les autres, au courage d’affronter nos propres limitations et à l’ouverture des sens et des cœurs, pour que nous puissions nous émerveiller du paysage qui s’étendra devant nous, quand nous nous serons déjà élevés au-dessus de nos murs.

Introduction à la réunion

Une grande partie des retraites est derrière nous. Beaucoup s’est passé, beaucoup nous avons déjà pu expérimenter. Partageons comment nous avons utilisé ce temps jusqu’à présent, témoignons de ce que Dieu a accompli dans nos cœurs.

  • Comment j’ai vécu ce temps qui est déjà derrière nous ?

  • Lesquels des points des retraites étaient pour moi particulièrement importants ?

  • Ai-je découvert quelque chose de nouveau ? Qu’est-ce qui m’a particulièrement touché ?

  • Y a-t-il quelque chose qui me bloque dans la pleine expérience de ce temps ? Si oui, partageons-le et réfléchissons ensemble à ce que nous pouvons faire pour changer cela.

  • Comment j’ai rempli l’application de la dernière réunion de groupe ?

  • Comment j’ai vécu la Tente de la Rencontre d’aujourd’hui ? Quelle Parole a particulièrement touché mon cœur ?

La prière du soir d’hier était le moment où nous avons pris la décision que nous voulons nous ouvrir à l’amour de Dieu et l’accepter dans notre vie. Il y a cependant de tels espaces dans notre vie qui ne permettent pas de réaliser pleinement ce désir, d’accepter pleinement les conséquences de cette décision. Aujourd’hui donc, nous voulons réfléchir et nommer concrètement tout ce qui nous bloque, nous limite, fait que nous avons le désir de sortir au-delà de nos quatre murs, mais cela ne nous vient pas facilement. Malgré notre « petite taille », nous voulons essayer de grimper au-dessus de nos murs.

  • Sommes-nous capables de nous rappeler des situations de notre vie, dans lesquelles nous voulions très fort faire quelque chose, nous sentions que si nous ne le faisions pas, nous perdrions une grande et bonne chance, mais quelque chose nous en empêchait ?

  • Quelles étaient ces situations ? Qu’est-ce qui était ce qui nous limitait ? Comment nous sentions-nous alors ?

  • Qu’avons-nous fait pour surmonter ces limitations ? Est-ce que finalement nous y sommes arrivés ?

S’offrir la folie

Imaginons la situation suivante. À l’école / à l’université est organisé pour une occasion un concert. Des élèves y jouent. Ils ont beaucoup d’envie et d’enthousiasme, mais quelque chose ne va pas tout à fait comme il devrait et le spectacle n’est pas réussi. Très probablement, la réaction de l’environnement, de leurs camarades sera la moquerie, les railleries et la critique acerbe. Mais si on demandait à ces gens de se risquer eux-mêmes à jouer dans ce concert, peu s’y risqueraient.

  • De telles situations sont-elles pour nous quelque chose de réel ? Les avons-nous rencontrées ? Partageons cela.

  • Pourquoi dans notre vie de telles situations ont-elles lieu ? Pourquoi est-il si facile pour nous de rester à côté et d’observer, d’évaluer et de critiquer, quand nous-mêmes ne sommes pas capables de se risquer à faire quelque chose de risqué ?

Les raisons d’une telle attitude peuvent être nombreuses. Souvent, les gens sont guidés par la peur, ils ont peur de sortir du rang, de faire quelque chose qui peut ne pas réussir, de rencontrer la critique. De plus, l’attitude évaluatrice, critique est très facile, confortable et sûre. Il faut beaucoup de courage, de travail et d’effort pour sortir du rang en acceptant toutes les conséquences de cela.

  • Sommes-nous capables d’énumérer d’autres situations, dans lesquelles les gens préfèrent être des badauds que des participants ?

Si le groupe n’avait pas vraiment d’idées, il est bon de leur en suggérer quelques-unes : les gens adorent les films romantiques, mais pour eux-mêmes le sommet du romantisme est d’emmener leur partenaire voir un tel film ; les gens se plaignent de l’équipe polonaise de football, mais eux-mêmes ne se risqueraient pas à sortir sur le terrain ; les gens se plaignent que des injustices se produisent, mais eux-mêmes ne feront rien pour aider les autres etc.

  • Quelle attitude j’adopte dans la vie ?

  • Dans quelle mesure peut-on m’appeler une personne qui prend l’initiative, qui quand elle voit que quelque chose ne va pas, n’attend pas les bras croisés que ça se fasse tout seul, mais relève le défi ?

Regardons quelle attitude a adoptée Zachée. Relisons encore une fois le fragment de l’Évangile :

Puis il entra dans Jéricho et traversait la ville. Or [il y avait là] un homme du nom de Zachée ; c’était un chef des publicains et il était riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il me faut demeurer chez toi ». Vite, il descendit et le reçut tout joyeux. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur ».

—Lc 19,1-7

  • Quelle position Zachée avait-il dans la société dans laquelle il vivait ?

Zachée était chef des publicains - c’est une position très élevée dans la société. Les publicains (percepteurs de douane et d’impôts pour les Romains) n’étaient certes pas aimés en Palestine, mais ils suscitaient certainement le respect.

  • Essayons d’imaginer un homme si respecté socialement grimpant sur un grand arbre. Quelles réactions cela pouvait-il susciter ?

Le sycomore est un arbre énorme (on peut pour illustration montrer une photo). La vue d’un homme de petite taille essayant d’y grimper devait donc être vraiment comique. Compte tenu du fait que Zachée occupait un poste élevé, en décidant de cela, il s’exposait non seulement à l’étonnement de la part du peuple, mais à de nombreuses moqueries et railleries.

  • Pourquoi Zachée malgré tout a-t-il décidé de le faire ?

Ici, nous pouvons nous baser sur nos pressentiments - il devait être très fortement déterminé, il voulait tellement voir Jésus (même si seule la curiosité le guidait), qu’il a pris le risque, ou des émotions le guidaient telles qu’il n’a pas eu le temps de « calculer » les conséquences.

  • Quelles étaient les conséquences de cela ? (« Il est allé loger chez un pécheur. »)

  • Pouvons-nous indiquer des exemples d’autres personnes qui dans leur vie n’ont pas eu peur de sortir du rang, de s’exposer au ridicule, car elles voulaient quelque chose de plus ?

Ici, on peut donner divers exemples - personnages bibliques (saint Pierre, saint Paul…), missionnaires, témoins particuliers de la foi, personnes réalisant des rêves peu ordinaires, passions. Il serait idéal si nous arrivions à trouver de telles personnes dans notre environnement le plus proche.

Au-dessus des murs

Chacun de nous a sa « petite taille », de tels espaces dans la vie qui le bloquent, le limitent, ne lui permettent pas d’avancer, bien qu’il le voudrait beaucoup. Essayons un moment d’examiner nos murs, nos barrières - c’est très important, car ce n’est que lorsque nous apercevons quelque chose que nous serons capables de grimper au-dessus.

L’animateur présente la question des croyances auto-limitantes sur la base des textes joints dans les matériaux pour les animateurs (à la fin du schéma), qu’il a étudiés avant la réunion - on peut choisir un ou deux des exemples présentés et en parler brièvement au groupe :

Nos croyances et l’intensité,
avec laquelle nous y croyons, déterminent,
à quoi nous arrivons dans la vie.

L’animateur demande aux participants de créer une liste de croyances sur eux-mêmes qui les limitent, ne permettent pas de réaliser des plans importants, des désirs, par ex. « Je ne peux impressionner personne, car je fais toujours tout trop lentement », « Je n’apprendrai jamais à jouer de la guitare », « Je ne suis pas une personne intéressante, donc mieux vaut ne pas parler ».

Note

Il recommande à cet effet de plier une feuille A4 en deux et d’écrire seulement sur son côté gauche.

L’homme possède diverses barrières et limitations - physiques, psychiques, celles qu’il s’est imposées lui-même, ou celles qui lui ont été en quelque sorte données par d’autres. Il existe cependant pour tous les hommes une limitation qui est vraiment ce qui nous paralyse le plus et est souvent la source d’autres faiblesses. Lisons le fragment de la lettre aux Romains :

Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, pour tous ceux qui croient. Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par le rachat accompli dans le Christ Jésus.

—Rm 3,21-24

  • Que saint Paul écrit-il sur la pécheresse de l’homme ?

  • Suis-je conscient que le péché me paralyse dans l’action ?

  • De quelle manière j’essaie de lutter contre cela ?

    Malheureusement, la plupart d’entre nous, adultes, n’avons plus une telle conviction que nous pourrions plaire à Dieu, que nous sommes vraiment pour Lui la créature la plus belle, la plus parfaite et la plus désirée. C’est ainsi que le diable nous trompe, et nous croyons à son mensonge, que nos péchés, faiblesses et bassesses sont quelque chose qui définit notre identité et notre avenir. »

    —P. A. Szustak – L’âne au Paradis

Le péché est cet élément de notre vie avec lequel nous lutterons jusqu’à la fin de notre séjour sur terre. Il est essentiel d’accepter notre nature pécheresse, mais en même temps de continuer à faire tout pour combattre ces tendances concrètes en nous. Cependant, nous ne serons pas capables de nous en sortir seuls.

Avertissement

Il est très important d’expliquer correctement ce concept, pour qu’il ne soit pas mal compris par les participants. La tendance au péché le Catéchisme de l’Église Catholique le décrit de la manière suivante : « L’homme… séduit par le Malin, dès le début de l’histoire a abusé de sa liberté ». Il a cédé à la tentation et a commis le mal. Il garde le désir du bien, mais sa nature porte la blessure du péché originel. Il est devenu enclin au mal et sujet à l’erreur : L’homme est intérieurement divisé. C’est pourquoi toute la vie des hommes, qu’elle soit individuelle ou collective, se présente comme une lutte, et une lutte dramatique, entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres. » (CEC 1707). Accepter sa nature pécheresse signifie consentir au fait que toute ma vie est une lutte entre le bien et le mal, au fait que sur terre devrait continuer à se produire en nous le processus de conversion. J’accepte que je ne suis pas parfait, en même temps continuant à tendre vers cet idéal et me confiant sur ce chemin à Dieu. Je dois me souvenir que je commets des péchés, le péché fait partie de mon identité, mais ne la remplit pas entièrement.

Lisons :

C’est pourquoi j’ai prié trois fois le Seigneur de l’écarter de moi, mais [le Seigneur] m’a dit : « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ». C’est donc très volontiers que je mettrai ma fierté dans mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. Aussi est-ce pour le Christ que je prends plaisir aux faiblesses, aux insultes, aux détresses, aux persécutions et aux angoisses. Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.

—2 Co 12,8-10

  • Ai-je une expérience forte de dépassement de ma propre faiblesse ? D’une lutte après laquelle je me suis senti vainqueur ?

  • Dans quelle situation cela a-t-il eu lieu ? Comment cette lutte s’est-elle déroulée ?

  • Qu’est-ce qui m’est nécessaire pour m’élever au-dessus de mes propres limitations ?

Il vaut la peine de faire ici un brainstorming, une carte mentale et de noter tout ce qui sera mentionné. À cet endroit, il faut revenir à l’exercice sur les croyances auto-limitantes - l’animateur demande aux participants d’essayer de reformuler chacune d’elles de manière à montrer les possibilités et d’écrire leur idée sur le côté droit de la feuille précédemment remplie, par ex.

  1. « Je ne peux impressionner personne, car je fais toujours tout trop lentement. » => « J’exécute mes tâches calmement et grâce à cela je peux éviter les erreurs et être précis. »

  2. « Je n’apprendrai jamais à jouer de la guitare. » => « Si je m’exerce systématiquement, bientôt j’apprendrai à jouer de la guitare. »

  3. « Je ne suis pas une personne intéressante, donc mieux vaut ne pas parler. » => « Je suis une personne unique et irremplaçable, si j’ose parler plus souvent devant d’autres personnes, je pourrai montrer mon intérieur intéressant. »

Il est impossible de s’élever au-dessus des murs sans Jésus - seul Lui est capable non seulement de vaincre chacune de nos faiblesses, mais de la transformer en quelque chose de bon. C’est Lui qui aujourd’hui se tient près de moi et dit qu’il veut dîner avec moi dans ma maison. Jésus ne veut pas nous arracher de ce monde - il veut entrer dans notre monde, s’y arrêter et y rester avec nous. La bienheureuse Mère Teresa de Calcutta l’a exprimé de manière parfaite (ce texte est placé dans le carnet) :

Le même Dieu infiniment bon et miséricordieux qui prend soin de toi aujourd’hui prendra soin de toi aussi demain et chaque jour suivant. Soit il détournera de toi la souffrance, soit il te donnera la force pour la supporter. C’est pourquoi garde la paix et rejette loin de toi toute peur, crainte et inquiétude que ton imagination te suggère.

—Bx Mère Teresa de Calcutta

Apercevoir l’horizon

Essayons un moment d’activer l’imagination. Fermons les yeux et essayons d’évoquer l’image de l’horizon. On peut ici utiliser une visualisation - une belle photo imprimée en grand format, une présentation, une vidéo, selon le choix. On peut aussi passer aux participants la chanson du groupe Raz Dwa Trzy :

L’horizon est l’acte d’union,
Du bleu avec un morceau de terre,
Et s’il fallait apprécier,
La méchante tendresse des instruments,
L’objectif est atteignable en vol,
À la suite d’une croisière ou en marchant,
Par la succession mesurée des pas,
En un temps librement choisi.

La distance de l’horizon,
Inerte par raison de suppositions,
Permet aux observateurs,
D’acquérir d’autres illusions,
Et de les transformer en croyances,
Que ce lieu est la tangente,
Plus on compte sur elle,
Plus elle devient proche.

Ref. Plus loin que, atteint la pensée,
Mènent en avant, les traces des pas.

En tentant patiemment de loin,
Ceux qui voudraient traverser,
L’éternelle dans sa propre échelle,
Et l’étendue de la distance,
L’horizon reste imperturbablement,
Dans la pupille sans défense de l’œil,
Laissant l’espoir,
Trop grand pour une seule vie.

—Raz, dwa, trzy – Plus loin que atteint la pensée

  • Comment cette image est-elle ?

  • Quelles émotions éveille-t-elle en moi ?

  • Est-ce que c’est pour moi quelque chose d’inhabituel, d’exceptionnel, de précieux ?

  • Par quoi se caractérise l’horizon ?

L’horizon est le « lieu » où le ciel touche la terre - une image belle et exceptionnelle. On peut le traiter comme une allégorie de notre vie, que nous devrions vivre en marchant fermement sur la terre tout en ayant constamment devant les yeux la perspective du ciel. C’est une vision qui devrait constamment susciter en nous l’émerveillement.

  • Ai-je l’expérience d’une situation dans laquelle les difficultés initiales, les souffrances se sont transformées en quelque chose de bon, que je perçois comme le fruit de l’intervention de Dieu ?

  • Quelle était cette situation ?

  • De quelle manière le Seigneur Dieu a-t-il transformé les difficultés en bien ?

Rencontre exceptionnelle

Les rencontres sont un élément important de notre vie. Il nous est difficile de nous imaginer la vie sans des personnes exceptionnelles avec lesquelles nous pouvons nous voir, parler, vivre de bons et précieux moments. Essayons maintenant de nous rappeler une rencontre exceptionnelle qui était pour nous suffisamment importante pour s’imprimer profondément dans notre mémoire. Essayons en utilisant le tableau qui se trouve dans nos carnets de nous rappeler et d’écrire les éléments qui étaient pour nous les plus essentiels dans cette rencontre :

  • Avec qui me suis-je rencontré ?

  • Quand était-ce ?

  • Où ?

  • Qu’avons-nous fait ?

  • Pourquoi cette rencontre était-elle si importante pour moi ?

  • Est-ce que je perçois les fruits de cette rencontre aujourd’hui ? Lesquels ?

Jésus au cours de toute sa vie terrestre a rencontré beaucoup de gens - il était avec eux, leur parlait, souvent les accompagnait dans les activités les plus prosaïques et quotidiennes, enseignait, guérissait. Essayons d’énumérer quelques-unes de ces rencontres. Lesquelles sont selon nous particulièrement exceptionnelles ? Rappelons-nous-en une :

Comme il leur parlait ainsi, voici qu’un chef [de synagogue] s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Ma fille vient de mourir ; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra ». Jésus se leva et le suivit ainsi que ses disciples. Et voici qu’une femme, qui souffrait d’hémorragies depuis douze ans, s’approcha par-derrière et toucha la frange de son manteau. Car elle se disait : « Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée ». Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée ». Et de ce moment la femme fut sauvée. Jésus arriva à la maison du chef et vit les joueurs de flûte et la foule qui faisait du bruit. Il dit : « Retirez-vous, car la jeune fille n’est pas morte, elle dort ». Et on se moquait de lui. Mais quand on eut fait sortir la foule, il entra, prit la jeune fille par la main, et elle se leva. Le bruit s’en répandit dans toute cette région.

—Mt 9,18-25

  • Qu’est-ce qui s’est passé au cours de cette rencontre ?

  • Comment s’est comportée la femme ?

  • Comment Jésus l’a-t-il traitée ?

  • Est-ce que je vois un lien de cette rencontre avec d’autres que nous venons d’énumérer ?

Chaque rencontre de Jésus avec l’homme est exceptionnelle - chacune se déroule différemment, chacune a un effet différent. Jésus traite chacun individuellement (même quand il guérit, c’est chacun d’une manière différente). Exactement la même chose se passe dans notre vie. Ma relation avec Jésus est telle qu’elle n’existe pour personne d’autre, mes rencontres avec lui sont uniques et irremplaçables. L’aventure avec Jésus commence toujours par une rencontre, un dialogue. Exactement cela aura lieu à la prière du soir d’aujourd’hui. Il est bon de se préparer à cette rencontre, de prendre conscience quelles limitations, quelles petitesses et faiblesses je veux Lui confier pour qu’Il les transforme en possibilités illimitées.

Application

La seule chose qu’on peut faire avec nos limitations, c’est de les donner très concrètement à Jésus. Que ce soit l’application de la réunion d’aujourd’hui. Faisons-le dans la prière individuelle (on peut pendant l’adoration d’aujourd’hui) en commençant à chaque fois par les mots : « Au nom de Jésus, je renonce à accepter comme vérité, que… », puis en Lui confiant mes possibilités par l’expression : « Jésus Christ, avec Toi et pour Toi je veux accepter, que… » C’est bien sûr une proposition (car nous sommes déjà arrivés au fait que chaque rencontre avec Jésus, chaque prière est exceptionnelle et irremplaçable).

Prière

Louange de Dieu en tout ce qu’Il accomplit en nous - en ce temps que par Sa grâce nous pouvons vivre, en tout ce que nous avons déjà expérimenté à ces retraites et surtout en toutes ces limitations sur lesquelles Il nous a ouvert les yeux et qu’Il veut transformer par Sa puissance.

Matériaux pour les animateurs

Note

Les fragments proviennent de la publication : Niwiński T., 2011, Moi, c’est-à-dire comment se changer soi-même, Gliwice : Złote Myśli.

Script sur les croyances auto-limitantes - à lire pour l’animateur avant la réunion, pour qu’il puisse bien comprendre lui-même en quoi elles consistent et l’expliquer correctement aux participants.

Qu’est-ce que « l’estime de soi » ?

Le précurseur des recherches sur l’estime de soi est considéré comme le psychologue californien, le Dr Nathaniel Branden. L’estime de soi est, selon lui, l’un des aspects les plus importants de la psyché humaine, ainsi que la clé de la motivation humaine. Deux éléments fondamentaux créent l’estime de soi : « je peux » et « je mérite ».

Je peux

Le premier élément de l’estime de soi est la conscience que je suis capable de faire quelque chose, d’atteindre quelque chose. Je suis capable d’obtenir de la nourriture, je suis capable de me construire un abri, une maison. Je suis capable de survivre, de me développer, de me perfectionner et de créer. Contrairement aux animaux, l’homme pour survivre doit utiliser son esprit. Sans lui, il serait exposé à l’énorme avantage physique de nombreux prédateurs. C’est précisément grâce à cet esprit que l’homme a atteint pratiquement la domination indivise sur la Terre. L’esprit de l’homme est donc son outil de survie le plus important. Les gens qui ne savent pas utiliser leur esprit ont une très faible estime de soi, ne croient pas en leurs possibilités, et par conséquent atteignent très peu. D’un autre côté, les gens qui croient aux possibilités de leur esprit et le perfectionnent atteignent beaucoup plus. La conscience qu’ils peuvent compter sur leur esprit dans les situations difficiles est extrêmement importante pour atteindre quoi que ce soit. Les gens qui ne connaissent pas la puissance de leur propre esprit se placent automatiquement en position de perdants. L’estime de soi repose sur la capacité d’évaluer réellement les possibilités de son esprit et d’apprécier, de se rendre compte, combien cet esprit peut atteindre.

Je mérite

Le deuxième élément de l’estime de soi est la conscience que je mérite. Les gens qui savent qu’ils méritent le bonheur dans la vie, et croient qu’ils méritent des récompenses pour leur action, obtiennent généralement ces récompenses. Les gens qui sont intérieurement convaincus de leur faible valeur n’ont pas foi en eux et se placent automatiquement d’avance en position de perdants. Cet aspect de l’estime de soi a été souvent utilisé dans l’histoire pour manipuler les gens. En faisant croire à l’homme à quel point il est une créature misérable et imparfaite, on développe la conviction qu’il ne mérite pas les récompenses découlant de son travail. C’est pourquoi on attend de lui qu’il donne les fruits de son travail à ceux qui le manipulent (et qui n’attendent que cela).

Les gens extérieurement dirigés, dont il était question au chapitre 5, donnent volontairement à d’autres le droit d’évaluer dans quelle mesure ils méritent les récompenses offertes par la vie. La récupération de ce droit peut avoir lieu par l’élévation de l’estime de soi. La reprogrammation sur « je mérite » ne peut cependant pas être effectuée efficacement au moyen d’une simple propagande, comme on l’observe souvent en Amérique. Apprendre à dire « je suis génial » ne résout pas en soi le problème, si de vraies compétences ne se cachent pas derrière, c’est-à-dire « je peux ». Il doit y avoir un équilibre entre « je peux » et « je mérite ».

Il faut souligner ici que une haute estime de soi ne signifie pas la suffisance, et au contraire, la suffisance ainsi que les complexes de supériorité sont des symptômes d’une faible estime de soi et une tentative de compenser son manque. Le docteur Nathaniel Branden a découvert que l’estime de soi n’est pas une caractéristique innée et immuable de l’homme. On peut la perfectionner et l’exercer, de même qu’en faisant des exercices physiques, on développe les muscles. De même qu’il n’y a pratiquement pas de limite au développement de ses capacités physiques, le processus d’élévation de l’estime de soi n’a pas de limites. Chacun de nous peut constamment développer l’estime de soi, découvrant des aspects de plus en plus intéressants et beaux de son MOI. Il n’y a pas de personne qui ne pourrait pas bénéficier du développement des « muscles intellectuels », il suffit seulement de comprendre en quoi consiste ce phénomène et de connaître les exercices qui servent au développement de ces « muscles ».

Croyances auto-limitantes

À quel point nos croyances auto-limitantes peuvent nous nuire, l’exemple décrit par les psychologues d’un étudiant aux États-Unis l’illustre bien, qui à l’école était un très bon élève, mais les études ne lui allaient pas au point qu’après le premier semestre on l’a invité à une conversation spéciale. Il s’est avéré qu’au début de l’année tous les étudiants avaient été soumis au test dit S.A.T., dont le but est de déterminer les capacités d’apprentissage. « Vous ne pouvez pas vous étonner que mes études ne vont pas » — a-t-il dit — « car mon résultat au S.A.T. n’est que de 98. Je n’ai tout simplement pas de capacités ». Il était convaincu qu’on lui avait mesuré le quotient intellectuel, qui au niveau de 98 signifie des capacités en dessous de la moyenne. Quand on lui a expliqué que ce n’était pas le quotient intellectuel, que le résultat de 98 est en pourcentages et signifie qu’il appartient au groupe de 2% des étudiants les plus capables, immédiatement il s’est mis au travail et depuis lors il avait d’excellents résultats. Nos croyances et l’intensité avec laquelle nous y croyons déterminent à quoi nous arrivons dans la vie. La plupart des gens ont les possibilités de grandes réalisations, mais ne les atteignent pas principalement parce qu’ils ne croient pas que c’est possible. Notre vie est souvent le reflet des croyances que nous avons. On dit : « Lutte pour tes croyances, et elles seront tiennes ». Les riches deviennent encore plus riches, car ils pensent à la richesse et croient qu’ils sont et seront riches. Les gens pauvres sont pauvres, car la pauvreté est ce à quoi ils pensent principalement. Comme le dit Jan Pietrzak, en Amérique le chômage dans certaines familles passe de génération en génération, à travers des générations entières. Ces gens ne sont-ils pas capables ? Certainement pas, mais leurs pensées se concentrent sur le chômage, leur modèle de vie ressemble à cela.

Qui nous limite ?

Earl Nightingale donne l’exemple d’un fermier qui a semé des citrouilles et pour s’amuser a recouvert l’une d’elles d’un pot de forme recherchée. La citrouille a grandi jusqu’à remplir les moindres recoins du pot. Quand est venu le temps de la récolte, le fermier a cassé le pot, et les connaissances se demandaient d’où cette citrouille avait une forme si étrange. Est-ce que autour de nous quelqu’un n’a pas mis un tel pot, de sorte que nous ne pouvons nous développer que jusqu’à une certaine limite ? Et peut-être nous imposons-nous volontairement ces limitations ?

Je me souviens, encore quand j’étais étudiant, j’ai fait le permis de conduire, car il y avait une occasion, mais je ne conduisais pas de voiture pour la simple raison que je n’en avais pas. Quand ma sœur a enfin acheté une petite Fiat, j’ai eu l’occasion de montrer mes compétences. Par précaution, une amie de ma sœur suivait derrière moi dans une autre voiture. Nous roulons, tout est magnifique, mais à un moment je vois dans le rétroviseur que l’amie me fait signe de la main. J’ai arrêté la voiture, elle aussi s’est arrêtée. Je descends, je vais vers elle : « Qu’est-ce qui s’est passé ? ». Et elle dit que rien, tout va bien, qu’elle me faisait simplement signe comme ça. Bon, nous roulons plus loin, mais déjà un peu comme si j’étais embarrassé. Après avoir mis la première, la voiture cale. Je me dis : « Calme-toi ». Encore une fois, ça cale à nouveau. La troisième fois je démarre en première. Je passe la deuxième — ça cale à nouveau. Je deviens de plus en plus nerveux, mais je ne me décourage pas. Enfin je roule en troisième. Ça roule bizarrement lourdement…

Comme il s’est avéré plus tard, j’avais les habitudes dès le début vraiment trop bonnes — en descendant, j’ai instinctivement serré le frein à main, seulement je l’ai ensuite oublié de le desserrer et j’ai traversé la moitié de Łódź avec le frein à main ! De même avec les croyances auto-limitantes — on peut vivre avec elles et même ne pas remarquer qu’elles nous freinent. Ça roule juste un peu lourdement. Beaucoup de gens vivent avec le « frein à main serré ». La prochaine fois, quand quelqu’un se plaindra que la vie lui est lourde, regarde où il a le frein à main serré.

« Bonne » mémoire

Beaucoup de maîtres du succès citent l’histoire du dressage des éléphants en Afrique, qui est vraiment très imagée. Quand l’éléphant est jeune, on lui met une corde solide à la patte et on l’attache à un arbre épais. L’éléphant tire et tire, mais après un certain temps il apprend qu’il ne peut pas casser la corde et arrête d’essayer. De cette manière, il a été programmé. La corde à la patte signifie qu’il est attaché et ne peut pas s’éloigner de l’arbre plus loin que cela le permet. Il suffit à un tel éléphant, quand il grandit, de mettre une petite corde à la patte et de l’attacher à n’importe quel petit arbre, et il n’essaiera même pas de se libérer. Même si d’un coup de sa patte d’éléphant il pourrait casser la corde et casser l’arbre, il ne le fera pas, car la « bonne » mémoire de l’enfance lui dit qu’il n’y a pas de sens à essayer. Nous aussi avons une « bonne » mémoire. Souvent, certains échecs de l’enfance nous paralysent pour toute la vie. « Je ne peux pas », « je dois » et « je ne sais pas » nous ont été enfoncés dans la tête pour de bon. Est-ce que nous nous donnons la peine de vérifier nos croyances auto-limitantes ? Par le déblocage des croyances auto-limitantes, on peut fondamentalement changer sa vie.

Libère toi-même ton frein

Chacun de nous a des croyances sur lui-même ou sur le monde qui l’entoure, qui ne sont pas vraies. Ce n’est qu’une motivation très forte dans les situations critiques qui peut les changer. Les gens de succès, qui le savent, travaillent constamment sur leurs croyances et retirent systématiquement les croyances auto-limitantes de leur répertoire. Chaque fois que nous prononçons une affirmation, aux autres ou surtout dans le dialogue incessant avec nous-mêmes, réfléchissons si ce n’est pas par hasard une croyance auto-limitante.

Loi de l’attente

Tout ce que nous attendons avec conviction devient notre prophétie auto-réalisatrice. Pendant la guerre, une voyante a prédit à ma mère qu’elle aurait trois enfants et qu’elle se remarierait une deuxième fois. Je me souviens que cette prédiction était souvent, comme en plaisantant, racontée à la maison. J’ai la chance d’être ce troisième enfant et mes parents n’en ont pas eu un de plus. Après la mort de mon père, ayant presque 70 ans, maman s’est remariée une deuxième fois, complètement sans sens, car elle a immédiatement divorcé. La voyante avait-elle la capacité de prédire l’avenir, ou a-t-elle semé dans l’esprit de ma mère un certain plan de vie ? « Tereska a peur du chien » semble être une comptine innocente, mais ma sœur, Teresa, avait une peur panique des chiens. Il se trouve que ma femme, Teresa, a aussi peur des chiens. Il y a des gens qui ont toujours la grippe en novembre — comme si les bactéries attendaient patiemment novembre et hop — « je ne l’avais pas dit ? » — il y a la grippe. En voyant un chat noir, t’attends-tu au malheur ? Si oui, conformément à la loi de l’attente, tu peux vraiment t’attendre au malheur ! On dit que si tu crois que tu peux faire quelque chose, ou si tu crois que tu ne peux pas, dans les deux cas tu as raison. Nos esprits de manière étonnante font que les événements que nous attendons se réalisent. De nous seulement dépend si nous attendrons des événements positifs ou négatifs. Le secret consiste à toujours attendre ce que nous voulons, et non ce que nous ne voulons pas.

Rats géniaux

« Si la loi de l’attente est vraie, alors pourquoi ne pas la vérifier sur les rats ? » — quelqu’un pourrait plaisanter. Il s’avère que ce ne sont pas des plaisanteries, car à Harvard exactement une telle expérience a été réalisée. Trois groupes d’étudiants ont entraîné trois groupes de rats à traverser un labyrinthe. On mesurait en même temps à quelle vitesse les rats apprenaient à trouver le chemin le plus court à travers le labyrinthe vers la nourriture. Au premier groupe d’étudiants on a donné un groupe de rats, qui ont été définis comme « géniaux ». Ils devaient avoir des capacités d’apprentissage exceptionnelles. Le deuxième groupe d’étudiants a reçu des rats « moyens », et le troisième — des rats « sous-développés mentalement ». Pendant l’expérience, on observait non seulement les rats, mais surtout les étudiants qui les entraînaient. On a remarqué que les étudiants entraînant les rats « stupides » commentaient leurs efforts de traversée du labyrinthe par des affirmations telles que : « Eh bien, où tu vas, idiot », « Bouge-toi, lambin », « Oh, espèce d’imbécile » etc. Par contre, les gardiens des rats « géniaux » les caressaient et les encourageaient, utilisant des diminutifs du genre « éclair », « Einstein » ou « Gonzales rapide ». Vraiment, les résultats dans les trois groupes étaient nettement différents : les rats « géniaux » apprenaient le plus vite, puis ceux « normaux », et les pires étaient les rats « stupides ». Qu’est-ce qui est étrange là-dedans ? Avant tout le fait que vraiment tous les rats étaient identiques, et que seulement les étudiants ont été informés qu’ils avaient des capacités différentes. La seule différence entre les trois groupes était les attentes des entraîneurs

Élèves géniaux

Aussi à Harvard a été fait une autre expérience, cette fois dans une grande école. Au début de l’année, on a invité trois enseignants et on les a félicités d’avoir été distingués comme les trois meilleurs enseignants de toute l’école et en relation avec cela ont été invités à participer à une expérience spéciale. Dans l’année scolaire à venir, on leur a assigné trois classes spéciales, composées d’élèves sélectionnés, exceptionnels. Pour éviter les protestations des parents, toute l’affaire devait être maintenue dans le plus grand secret. Les trois enseignants choisis ont eu une année excellente. Ils ont constaté que travailler avec ces élèves spéciaux était un vrai plaisir, leurs pupilles « se précipitaient littéralement vers l’apprentissage ». Les enseignants aussi leur consacraient volontiers plus de temps. Ce n’étaient pas seulement leurs impressions, car objectivement ces trois classes choisies ont atteint les meilleurs résultats, non seulement dans l’école, mais dans tout le district. Quelle surprise pour les trois enseignants, quand à la fin de l’année ils ont appris des expérimentateurs que leurs élèves n’étaient vraiment pas du tout spécialement sélectionnés, mais que c’étaient simplement trois classes moyennes. « C’est difficile à croire » — ont-ils constaté — « mais cela signifie que ces résultats merveilleux ont été atteints grâce à nous — les meilleurs enseignants de l’école ». Il s’est avéré que cette fois aussi on les avait trompés — leurs noms au début de l’année ont été simplement tirés au sort. Seules les attentes de ces trois enseignants étaient différentes de celles des autres.

Attente du succès

Les parents attendent diverses choses de leurs enfants, les patrons des employés, les enseignants des élèves, les élèves des enseignants. Nous attendons diverses choses des autres gens, mais les plus importantes sont nos attentes envers nous-mêmes !

Attends toujours de toi-même le meilleur.

L’attente positive de soi-même a une influence beaucoup plus grande sur notre vie que nous le pensons. L’une des caractéristiques les plus typiques des gens de succès est l’attente du succès. Ces gens s’imaginent d’avance un résultat favorable et n’admettent pas la pensée de l’échec.