Réunion 1. - Désir de vie¶
Objectif¶
- Éducatif :
Cette réunion doit rapprocher au maximum les participants de la prise de la décision la plus importante « Je veux changer quelque chose. Je veux Dieu ».
- Didactique :
Capacité à regarder le concept de désir sous différents angles. Les participants répondent aux questions : À quel moment de la vie me trouve-je actuellement ? ; À quoi ressemblent mes « quatre murs » ? ; Quel est mon plus grand désir ? Ce n’est qu’en acceptant l’Amour de Dieu que nous sommes capables de sortir de nos « quatre murs ». Découverte de l’Amour de Dieu comme « Désir de vie ».
Introduction pour l’animateur¶
Avant les retraites, il vaut la peine d’écouter la conférence du P. Adam Szustak OP, dans laquelle il parle des désirs et du vide.
Nous sommes au début de ces retraites. Devant toi, une tâche vraiment très importante. Souviens-toi que les gens que tu as devant toi ne te connaissent probablement pas et te voient pour la première fois. Tu dois être pour eux avant tout un modèle et un compagnon qui les accompagnera à travers ces retraites. C’est le moment où tu devrais construire un lien avec eux, mettre ton groupe en premier, prendre soin d’eux et donner tout ton cœur et tes forces dans la lutte pour chacun de ses membres. Notre tâche est de montrer l’horizon, les beaux paysages qui se trouvent au-delà des murs et de témoigner que tout cela est réel et vrai. Nous voulons les encourager à prendre une décision radicale - accepter l’Amour de Dieu, à sortir avec cet Amour de Dieu au-delà de leurs « quatre murs », à s’ouvrir au Seigneur Dieu, voire à susciter le désir de Lui. Nous devons le faire de manière à ce qu’ils ne veuillent plus jamais retourner dans ces « quatre murs ». La réunion d’aujourd’hui est une introduction à la prière du soir, dont l’objectif principal sera la décision d’accepter l’Amour de Dieu. Nous sommes des gens qui ont déjà prononcé notre « Je veux changer quelque chose. Je veux, ô Dieu, Te confier tout ce que j’ai ». C’est pourquoi, maintenant, nous voulons les aider à prendre cette décision.
Prière¶
Prière spontanée à l’Esprit Saint (il faut se souvenir de l’introduction à celle-ci, afin que chacun ait une idée de ce dont il s’agit - surtout si dans le groupe il y a des personnes qui participent pour la première fois aux retraites) pour l’ouverture à Lui, les uns aux autres et pour bien vivre les retraites.
Si le groupe n’est pas très enclin à la prière, l’animateur peut dire l’invocation, et le groupe ajoute « viens Esprit Saint ».
Introduction à la réunion¶
Pour se sentir plus à l’aise dans le groupe, nous devons d’abord nous connaître. Suit une brève présentation et le récit de quelque chose sur soi. Pour une raison quelconque, nous sommes assis ici ensemble, mais chacun de nous est différent, différents facteurs ont influencé le fait que nous nous trouvons précisément dans ce lieu. Il y a quelque chose qui nous a encouragés à participer à ces retraites, qui a fait que nous voulions venir ici.
Est-ce que ce sont tes premières retraites ; qu’est-ce qui t’a décidé à participer à ces retraites ?
Quelle influence le thème des retraites a-t-il eu sur cette décision ? / Quelle signification a pour toi le thème des retraites ?
Quels éléments précédant les retraites t’ont intéressé ou intrigué ?
Dans quel but es-tu venu ici ?
Qu’attends-tu de ces retraites ?
Ici suit une transition fluide vers le thème principal de la réunion d’aujourd’hui. L’animateur présente le thème de la réunion, en utilisant une question d’aide :
À quoi vous associez-vous l’affirmation « Désir de vie » ? (Quelque chose de grand, vraiment Wow.)
Le nom de la réunion d’aujourd’hui « Désir de vie », parle du fait que parmi tant de désirs dans notre vie, il y en a un qui est le plus important. Celui qui mérite le nom de « Désir de vie ». C’est le désir de Dieu. À la réunion, nous voulons passer par les désirs ; en commençant par les plus futiles, en finissant par les plus grands désirs de notre vie. Nous voulons confronter nos - désirs et concepts à leur sujet avec ce qu’ils sont réellement et ce qu’ils signifient vraiment.
Sur le désir lui-même¶
Note
Déclaration utile d’un clerc (V année, Séminaire interdiocésain supérieur d’Opole) : « Les désirs pour moi sont des signaux que me donne mon organisme ou mon âme m’informant de ce qui est nécessaire à mon organisme ou à mon âme, et que je ne suis pas capable de voir d’une autre manière. Si on parle des désirs de l’organisme - ne pas les satisfaire conduit à la mort après un certain temps, cependant ne pas satisfaire les besoins de l’âme est parfois moins perceptible, et les réprimer fait même que les besoins disparaissent. Ici c’est intéressant, à quoi j’en suis arrivé en y pensant - les besoins non satisfaits de l’âme ne peuvent être remarqués que lorsqu’on les satisfait ne serait-ce que de manière minimale - ce qui donne une grande liberté et ouvre la voie à la conversion ». /Łukasz Michalik/
Dans cette partie, nous voulons examiner le concept même de désir. Qu’est-ce que c’est exactement ?
Note
On peut sortir une feuille avec l’inscription « désirs » et demander aux participants d’y écrire des associations à ce mot. Si tu vois que le groupe n’est pas très enclin à s’exprimer, demande à chacun d’écrire sur sa feuille des associations au mot « désirs » puis de les partager. Essayons de définir le concept de désir sur la base des associations de la feuille.
Qu’est-ce que sont pour toi les désirs et d’où viennent-ils ? Plus un cri du cœur ou satisfaire des besoins ?
De nos jours, nous rencontrons souvent une mauvaise compréhension du concept même de désir. Souvent, les médias et l’environnement essaient de nous faire croire que c’est plutôt satisfaire des caprices que réaliser de vrais besoins découlant de notre cœur.
Comment pouvons-nous diviser les désirs ; donne des exemples ? (Par ex. supérieurs : avoir une famille, une vie heureuse ; inférieurs : manger, dormir, une nouvelle voiture.)
De quelle manière réalisons-nous nos désirs ? Est-ce que nous le faisons toujours bien ? De quelle manière je réalise mes désirs ? (Encourager - ne pas forcer à développer la réponse dans toutes les questions qui concernent directement le participant.)
Quels sont mes désirs ; en suis-je conscient ?
Pourquoi certains désirs peuvent-ils être inconfortables pour nous ; qu’est-ce que cela signifie pour moi ?
Ai-je eu l’expérience d’un désir que je ne voulais pas, qui était inconfortable pour moi, qui me creusait un trou dans le ventre ?
Peut-on réprimer les désirs ; de quelle manière ? (Par ex. Désir de confession - eh bien, il est quelque part là et de fait crie même, mais je fais semblant de ne pas entendre. Je remarque à quel point j’en avais besoin seulement après être sorti du confessionnal.)
Dans quelles situations réprime-je mes propres désirs ? Suis-je capable d’évoquer une situation concrète ?
Parfois, pour réprimer un désir, nous le remplaçons par quelque chose de complètement différent, quelque chose qui n’est pas vraiment nécessaire pour nous actuellement.
De quelle manière me débarrasse-je des désirs qui sont inconfortables pour moi ? M’est-il arrivé de remplacer mon désir par quelque chose qui n’était pas vraiment nécessaire pour moi ?
Bien sûr, il existe aussi des désirs simples, par ex. - rêver de boire une bouteille d’eau froide après avoir couru 15 km. Mais aujourd’hui, nous voulons regarder les désirs sous un angle un peu différent. Nous voulons nous plonger dans ceux qui sont en nous, que nous cachons peut-être quelque part dans notre cœur.
Dans le cadre du résumé de ce point, on peut passer la chanson de Bartek Król et Michał Jelonek - « Je connaissais autrefois un homme ». Elle raconte l’histoire d’un homme à qui « Rien ne lui réussissait, bien qu’il sache tout faire », sa vie s’échappe dans la préparation de grands plans. Malgré tout, il désirait quelque chose de plus. Donnons-leur le temps et l’occasion de réfléchir aux réponses difficiles qu’ils viennent de donner.
Je connaissais autrefois un homme,qui était pour lui-même un modèle inaccessible.Rien ne lui réussissait, bien qu’il sache tout faire.Sa vie lui échappait dans la préparationde grands changements, dans ses poches trouées il portaittoujours le suivant, le suivant plan victorieux.Toutes ces années dans le même appartement il se livraiten pensée au vol, il a frayé plus d’un sentier bleu,il cherchait toujours quelqu’un et était toujours seul.Il disait des autres qu’ils sont comme des oiseaux effrayés quiplanent là-haut dans les espaces, qu’il faut faire très attention pour ne pasleur casser les ailes et gâcher la vie.Ref. : Dis-moi honnêtement, est-ce qu’il ne ressemble pasà toi et à moi ?Tiens-toi devant le miroir et dis quece n’est sûrement pas Toi…Dis-moi honnêtement… que ce, que cen’est sûrement pas Toi…Il avait aussi autrefois une petite amie, bien qu’il lui promît l’amouret une vie heureuse, en partant elle lui chuchota tendrement :« Je te laisse dans le cœur mon nom ».Doucement, calmement, avec confiance il proclamait les mots de la sagessede la vie, et dans ses yeux on pouvait discerner une flammenaïve, la flamme de l’éternelle jeunesse.Parfois le matin, quand il préparait le café, il arrivait qu’ilrêvasse. Il sentait alors qu’il aimait le mondebien que les choses n’aillent pas et qu’il manque toujours quelque chose.Ref. : Non, non non, sûrement pas Toi… x2Non, non, non…Ref. : Dis-moi honnêtement, est-ce qu’il ne ressemble pasà toi et à moi ?Tiens-toi devant le miroir et dis quece n’est sûrement pas Toi… x2Dis-moi honnêtement… que ce, que cen’est sûrement pas Toi…—Bartek Król et Michał Jelonek – Je connaissais autrefois un homme
La curiosité de Zachée¶
La curiosité est souvent le moteur qui pousse à l’action. Elle peut même armer de courage, juste pour voir ce qui est imperceptible. Exactement la même chose s’est produite dans la vie de Zachée - il est sorti de chez lui, il est entré dans la foule, une simple curiosité le guidait, il voulait voir l’homme dont on chuchotait dans la ville. Regardons la situation dans laquelle Zachée s’est trouvé. Nous lisons le texte, nous demandons à une personne de décrire cette situation avec ses propres mots.
Puis il entra dans Jéricho et traversait la ville. Or [il y avait là] un homme du nom de Zachée ; c’était un chef des publicains et il était riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il me faut demeurer chez toi ». Vite, il descendit et le reçut tout joyeux. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur ». Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens et, si j’ai fait tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus ». Alors Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ».
—Lc 19,1-10
Qui était Zachée ?
Qu’a-t-il fait ; son comportement était-il tout à fait normal ?
Pourquoi est-il monté sur l’arbre, qu’est-ce qui le guidait ?
Si Zachée était guidé par la curiosité, qu’est-ce que c’est exactement ?
Qu’est-ce qui fait qu’une chose mérite notre attention ?
Ai-je eu une telle expérience, que j’ai très désiré quelque chose dans la vie ? Est-ce que j’ai réalisé ce désir ? De quelle manière ?
Comment sonnaient les premiers mots prononcés par Jésus ? (« Zachée, descends vite : aujourd’hui il me faut demeurer chez toi »)
Pourquoi précisément dans sa maison ? Ne sommes-nous pas étonnés du fait que Jésus veut s’arrêter dans la maison d’un homme qu’il voit pour la première fois ? De quoi cela témoigne-t-il ?
Ce n’est pas sans raison que Jésus voulait s’arrêter dans la maison de Zachée. La maison est l’endroit où nous passons chaque jour. Nous y rassemblons nos biens. Ce dont nous nous entourons est en quelque sorte le reflet de notre personne (Ici, il vaut la peine d’attirer l’attention sur le fait qu’en sous-entendu il s’agit aussi de la chambre, car à cet âge nous avons rarement une influence sur la forme de toute la maison. On peut poser la question : Qu’est-ce que la maison/ma chambre signifie pour moi ; de quelle manière reflète-t-elle ma personne ?).
La maison peut symboliser la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement.
- Expliquer :
La maison comme lieu où tu te trouves actuellement. Exactement ce moment de ta vie.
À quel moment de la vie me trouve-je actuellement ?
Pourquoi dit-on parfois que certains « murs » nous limitent ; qu’est-ce que ces murs sont ?
As-tu l’impression qu’il existe certaines choses qui te limitent ? De quelle manière ? Comment le vis-tu ?
Parfois, nous avons l’impression que quelqu’un nous a ligotés et enfermés dans quatre murs.
Que fais-tu dans une telle situation ?
Que ressens-tu en regardant dans ta chambre des films sur de belles, merveilleuses choses, que ressens-tu assis sur le canapé, quand il fait un temps magnifique dehors ? Et peut-être aimerais-tu sortir de ces murs ?
La curiosité peut-elle être une motivation pour quitter les murs ? De quelle manière ?
Pourquoi Jésus voulait-il absolument rester dans la maison de Zachée (qui avait la réputation de pécheur « Il est allé loger chez un pécheur »), et n’a-t-il pas préféré s’arrêter par ex. chez un prêtre ?
Note
« Aujourd’hui il me faut demeurer chez toi ». δει (« dei » en grec) : il est nécessaire/il faut. Le même mot est également utilisé entre autres en Mc 8,31 « Et il commença à leur enseigner que le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir(…) ». μειναι (meinai) : demeurer. Le même mot utilisé dans « Ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. Il entra donc pour rester avec eux »
Comme nous l’avons dit ; la maison peut symboliser la situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons. Jésus, en premier lieu, ne veut pas qu’elle soit belle, propre, priée, « pour la montre ». Il veut qu’elle soit vraie. Ce n’est qu’alors que tout peut réussir. Car ce n’est qu’alors qu’il peut entrer avec lui dans une vraie relation. Ce n’est qu’alors qu’il peut se faire connaître.
Jésus vient à ceux qui ont besoin de lui. Il veut venir à toi précisément ici et maintenant. Précisément dans ce moment où tu te trouves. Il n’attend pas de toi une invitation seulement quand ta chambre sera un beau palais. Il veut venir dans ta maison et la nettoyer avec toi.
Et pourquoi ?
On parle si souvent des Plans de Dieu. Mais faisons attention au fait que Dieu ne nous donne pas seulement une recette pour une belle vie. Il a planifié concrètement pour toi le SALUT. « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison ».
Que comprends-tu par ces mots ?
Avertissement
Il faut souligner que ce ne sont pas des mots grandiloquents
Aujourd’hui, le Salut nous est devenu un peu « banal ». Nous ne ressentons pas ce frisson dans le dos en pensant au fait que DIEU LUI-MÊME a préparé TOUT ce qu’il a (et combien Dieu peut-il avoir ?) et veut te le donner ! Et cela se passe déjà aujourd’hui ! La source de tous les désirs est Dieu. En même temps, Lui-même est notre plus grand désir de vie. Il ne veut pas que nous passions par cette vie en passant, gris, en flottant avec le courant. Il a préparé pour chacun un plan merveilleux plein de vie, de découverte des désirs, de réalisation des rêves, dans lequel nous pouvons nous réaliser pleinement et être nous-mêmes.
Décision radicale¶
Saint Jean dans son Évangile décrit une situation similaire, où une seule décision de l’homme transforme complètement sa vie.
Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethesda et qui a cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux, d’impotents, [qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car un ange du Seigneur descendait par moments dans la piscine et agitait l’eau ; et le premier qui entrait après que l’eau avait été agitée recouvrait la santé, quelle que fût son infirmité]. Il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » L’infirme lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine quand l’eau est agitée ; et, le temps que j’y arrive, un autre descend avant moi ». Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ». Et aussitôt l’homme fut guéri ; il prit son grabat et il marchait.
—Jn 5,1-9
Regardons le lieu même où se déroule l’action. La piscine près de la Porte des Brebis est tout à fait réelle, les détails sur les cinq portiques ont été confirmés par les découvertes archéologiques. Le nom de la Porte des Brebis vient de la tradition - par cette porte passaient les animaux avant de les offrir sur l’autel. Faisons attention à la légende sur l’Ange qui agitait l’eau, qui devait guérir le premier qui y entrerait. Ce fragment, nous l’examinons plutôt sous l’angle de l’analyse biblique (nous pouvons nous permettre plus de mots de notre part). Nous voulons nous identifier au héros, « entrer dans sa peau ».
Caractérisons notre héros (Il gît là depuis 38 ans, un bout de temps, il gît au même endroit, il attend un miracle et rien.)
Pourquoi rien ne se passe-t-il ? (Digression libre sur ce sujet « Et peut-être l’Ange n’est pas venu », « Il était en retard », « Il était trop lent pour courir » etc. pour arriver dans les points suivants au fait qu’il n’avait personne pour l’y conduire.)
Que fait Jésus dans cette situation ? Quelle question pose-t-il à l’homme malade ? (« Veux-tu être guéri ? »)
Les mots de l’homme sont-ils une réponse à la question de Jésus ?
Non. Jésus demande s’il veut guérir, et lui répond qu’il n’a personne qui l’amènerait à la piscine.
Alors pourquoi Jésus lui adresse-t-il de telles paroles ?
Jésus demande en fait : Est-ce que tu le veux, Est-ce que tu le désires vraiment, Est-ce que tu veux sérieusement guérir - est-ce que c’est ça qui t’intéresse ? Il reçoit une réponse qui témoigne de la solitude de cet homme.
Nous arrivons au fait que le désir nous oblige à prendre une décision - Je veux réaliser ce désir, je veux le suivre ou non. Question la plus importante : Que veux-tu vraiment ? Est-ce que c’est ce que tu désires ? Nous reviendrons à ces questions dans l’application.
Par quels deux mots Jésus agit-il dans cette situation ? (Lève-toi et marche. Que pensons-nous en entendant de telles paroles ? Immédiatement nous vient à l’esprit “mais où ? pour quoi ?”)
Une seule décision peut-elle transformer la vie d’un homme ; de quelle manière, donnez des exemples ? (Par ex. dire “oui” à l’autel, décisions médicales sauvant la vie etc.)
Avez-vous déjà vécu une telle situation ? De quelle manière ? Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?
Que se passerait-il si l’homme n’avait pas écouté Jésus ? (Probablement il serait resté assis près de cette piscine pendant encore 38 ans. Comptant sur un miracle.)
Que veut dire Jésus par là ? Comment cela se rapporte-t-il à notre vie ? (Lève-toi, bouge-toi. Ce lieu où tu te trouves actuellement n’est pas pour toi.)
À quoi Jésus nous encourage-t-il ? (À prendre une décision radicale : oui ou non. Oui, je veux changer ma vie ou je ne veux pas, je veux continuer à attendre près de ma piscine.)
Quelles conséquences entraîne cette décision ? (Le malade guérit, se lève, prend son grabat - qui il est, tout ce qu’il a maintenant et s’en va.)
Ai-je le courage de faire confiance à Dieu et de sortir de mes quatre murs ?
Hééé. Il a pour toi un plan merveilleux ! Une idée pour ta vie. Découvrons toute la richesse que porte le mot merveilleux, et qui a été tellement usé depuis longtemps. Beauté, ravissement, fascination, vie - tout cela s’y trouve. Mais tu dois prendre une décision ! « Je veux maintenant me lever et aller de l’avant ! »
J’ai bougé, et maintenant ?¶
Avertissement
C’est le lieu pour un bref témoignage de l’animateur. D’un homme qui a pris de nombreuses décisions difficiles, mais aussi d’un homme que la peur a « enveloppé » plus d’une fois. Cependant, grâce à l’effort entrepris, tu es maintenant dans tel, et non autre lieu. Grâce à cet effort, tu peux montrer aux autres qu’il vaut la peine de risquer et d’agir, et pas seulement d’observer de côté ce qui se passe.
Si le temps le permet, on peut poser des questions d’aide :
Note
Il vaut aussi la peine de dire quelque chose de plus sur ces questions, de guider les participants vers la réponse, car dans le tableau se trouvent seulement les questions. Ces questions doivent être une aide lors des changements qui - espérons-le - auront lieu après les retraites. Que chacun note ses réponses dans le tableau. Si tu estimes qu’il y a assez de temps pour partager cela - vas-y !
Comment j’imagine ma vie dans 5 ans ? Comment je veux y arriver ? Je vais y arriver seul ?
À quoi ressemble ta journée ?
À quoi consacres-tu le plus de temps ?
As-tu parfois l’impression que tu fais quelque chose mécaniquement, sans y prêter attention ? Si oui, à quelle fréquence ?
Y a-t-il des choses auxquelles tu consacres définitivement trop/pas assez de temps ?
Es-tu capable à la fin de la journée de te tenir debout et de dire : “Je suis satisfait, c’était une journée réussie, j’ai beaucoup fait aujourd’hui, j’ai appris quelque chose, j’ai fait beaucoup de bien.” ?
À quoi ressemble ta prière ? Peut-être trop souvent elle est automatique, forcée ?
À quelle fréquence (mais là sérieusement) confies-tu tes affaires à Dieu ? Les plus futiles aussi ?
Comment changer cela ? Comment changer ta journée pour le mieux ? Quelle influence la prière et le fait de confier quotidiennement à Dieu toutes tes affaires ont-ils sur cela ?
Note
On peut suggérer au groupe de réfléchir sincèrement à cela, et non de donner une réponse telle que l’animateur l’attend. Il vaut la peine de souligner que c’est Dieu qui anime le quotidien. Se concentrer sur le meilleur plan de Dieu pour chacun de nous.
Introduction à la prière du soir¶
L’introduction des participants à la prière du soir consiste à expliquer quelques questions techniques qui seront au cours de ce point du programme. Il s’agit avant tout de présenter ce qu’est la prière spontanée simultanée, la prière spontanée alternée et l’écho de la parole - la prière par le psaume.
Il vaut aussi la peine de dire qu’il n’y a pas de mauvaise prière - chaque prière est bonne et a un sens. Donc si le participant aura des craintes qu’il se ridiculise par ce qu’il dira - elles sont injustifiées et il vaut la peine de se surmonter et d’exprimer ce qu’on a dans la tête. Personne ne jugera ce qui a été dit.
- Prière spontanée
C’est un type de prière dans lequel nous prions avec nos propres mots. Nous pouvons la diviser en prière simultanée et alternée.
- Prière spontanée simultanée
Nous disons au Seigneur Dieu tout ce qui se cache dans notre cœur, tous en même temps. La prière est menée par une ou plusieurs personnes, qui donnent la pensée de la prière.
- Prière spontanée alternée
Elle consiste à prononcer par différentes personnes des mots, créant certaines invocations, que nous terminons par une formule établie par ex. « Viens, Esprit Saint ». Après avoir prononcé l’invocation et la formule, tous ceux qui prient répètent la formule finale, soulignant qu’ils se joignent à la prière de cette personne concrète prononçant l’invocation.
- Écho de la parole
C’est une prière consistant à lire un texte de la Parole de Dieu, puis à partager ce qui nous a touchés en elle - sur le principe de la prière. À la prière du soir d’aujourd’hui, cette prière consistera à lire le texte du psaume par une personne, puis nous répéterons à voix haute ces fragments, phrases ou mots qui touchent spécialement chacun de nous.
Avertissement
N’oublie pas de dire ceci : ne t’inquiète pas non plus, quand il arrive que tu commences à parler en même temps que quelqu’un d’autre une invocation ou des mots du psaume qui t’ont touché - le Seigneur Dieu nous écoute tous.
Application¶
Dans le cadre de l’application, qu’il reste dans les têtes trois questions, auxquelles il vaut la peine de répondre pendant la prière du soir :
Que veux-je vraiment ?
Quels sont mes désirs les plus profonds ? Que me dit mon cœur maintenant ?
Suis-je prêt à accepter l’amour de Dieu ?
Que les paroles de saint Ignace de Loyola, qui se trouvent dans le carnet, soient une aide. C’est une prière de don de soi à Dieu, qui peut s’avérer utile pendant la prière du soir. Son but est d’amener à l’acceptation consciente de l’amour de Dieu.
Prière¶
Pour terminer, prions ensemble cette courte prière, qui peut aussi être un résumé de la réunion d’aujourd’hui :
Dieu, je suis pécheur, et Toi tu es parfait. Aie pitié de moi.Sois l’accomplissement de mes désirs. Chasse de moi les mauvais désirs, car ils encombrent la place destinée à Toi et aux autres dans mon âme.Sois mon amour.