Rencontre 2 - « Ô Seigneur, mon Dieu, à quoi bon une récompense ? »¶
Objectif de la rencontre + introduction pour l’animateur¶
L’objectif de la rencontre est de se convaincre que mes désirs sont importants et que je n’ai pas à les cacher à qui que ce soit. Nous voulons voir dans l’attitude d’Abram, qui dit à Dieu avec reproche « Seigneur, à quoi bon une récompense ? », quelque chose de bon et de beau, car vrai. Nos désirs nous en disent long sur nous-mêmes. Ils sont importants pour les autres, importants pour Dieu. La rencontre nécessite que tu trouves dans ce sujet tes propres expériences et la conviction que la foi est vivante quand nous n’essayons pas de faire semblant dans la prière d’être autres que ce que nous sommes en dehors d’elle - tu conduis ainsi ton groupe vers le contenu de la rencontre du dimanche. L’histoire d’Abram constitue une ligne forte - ne saute pas les passages du livre de la Genèse. Le plan contient beaucoup de questions de partage et cela donne aussi ce caractère à toute la rencontre.
Note
Si 7 personnes participent à la rencontre avec l’animateur, cela signifie qu’essayer de réaliser le plan de A à Z contiendra 210 interventions des gens. En supposant que chacune dure une minute, cela dépassera deux fois le temps de la rencontre. Approchez cela raisonnablement !
Introduction¶
Abram a décidé de quitter sa contrée et de voyager. Parfois nous réduisons le choix à un seul acte court - comme si la vie était des mathématiques ou un programme informatique dans lequel les choses ne changent pas. Saint Augustin dira cependant que « Une fois choisi, je dois continuellement choisir ». La vie est une série de choix, et chaque choix en engendrera d’autres. Il n’en est pas autrement pour Abram. Il se tient avec Lot devant le choix de marcher ensemble ou de se séparer. Quand ils choisissent de partir séparément, il faut choisir qui ira où…
Lisons :
Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi. Si tu vas à gauche, j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche.
—Gn 13,9
Dans quelles affaires fais-tu l’expérience forte de la proximité de Dieu ? Comment réagis-tu à cela ?
Crois-tu que Dieu bénit tes décisions ?
Nous avons discuté de ce passage pendant la conférence. Une telle certitude et confiance en Dieu suscite l’admiration. D’un autre côté, nous ne l’expérimentons pas toujours ainsi. La foi a en elle la joie de la proximité mais aussi l’expérience de la difficulté et du silence de Dieu.
Consolations et désolations¶
La question est de savoir si cela arrive « par hasard », ou parce que « nous sommes incapables » ou parce qu’il doit en être ainsi. Nous pouvons avoir différents avis privés sur ce sujet et discuter jusqu’au petit matin. Essayons de regarder dans l’Écriture Sainte :
Lisons :
Le Seigneur est mon berger :je ne manque de rien.Sur des prés d’herbe fraîche,il me fait reposer.Il me mène vers les eaux tranquilleset me fait revivre ;il me conduit par le juste cheminpour l’honneur de son nom.Si je traverse les ravins de la mort,je ne crains aucun mal,car tu es avec moi :ton bâton me guide et me rassure.—Psaume 23,1-4
Qu’est-ce que le ravin de la mort (vallée sombre) ?
Dieu conduit par le « juste chemin », mais malgré cela, tout de suite dans la ligne suivante, il est question de « ravins de la mort ». Que suggère une telle juxtaposition dans le psaume ?
La vallée sombre peut faire partie du chemin du Seigneur. De plus, cela peut être le juste chemin. Par réflexe, souvent quand nous l’expérimentons, nous attribuons cela à la faute de quelqu’un (la nôtre - parce que nous prions trop peu, celle de Satan - parce qu’il veut nous attaquer). Bien sûr, cela peut être aussi le cas. La vallée sombre peut cependant être simplement une vallée sombre - un endroit moins serein par lequel nous voulons passer. L’important, c’est avec notre Berger.
Lisons :
Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche.
—Is 55,6
Puisqu’il permet, cela veut dire que parfois il ne permet pas ?
Dieu veut être « proche et loin », veut « parler et se taire » - comment comprends-tu cela ?
Le temps de la consolation et le temps de la désolation (comme les appelle St Ignace de Loyola) est quelque chose de naturel dans la foi. La foi n’est pas et ne peut pas être une suite d’exaltations joyeuses et de danses en l’honneur de Dieu. Le temps des désolations et des consolations vient et repart comme des vagues (sinusoïde). St Ignace de Loyola au point 322 des Exercices Spirituels écrit ainsi sur les désolations :
Nous nous trouvons dans la désolation pour trois raisons principales.La première : Parce que nous sommes tièdes, paresseux ou négligents dans nos exercices spirituels ; et ainsi par notre faute la consolation spirituelle s’éloigne de nous.La deuxième : [Dieu veut] nous éprouver, pour voir ce que nous valons et jusqu’où nous avancerons dans son service et sa louange sans un tel soutien [ressenti] de consolations et de grandes grâces.La troisième : [Dieu veut nous donner] une véritable connaissance et prise de conscience, de sorte que nous sentions intérieurement, qu’il n’est pas en notre pouvoir d’acquérir et de garder une grande dévotion, un amour intense, des larmes ni aucune autre consolation spirituelle, mais que tout cela est don et grâce de Dieu notre Seigneur, et pour que nous ne fassions pas les nids dans la maison d’autrui, en élevant notre esprit à quelque orgueil ou vaine gloire et en nous attribuant la dévotion ou d’autres effets de la consolation.
On pourrait simplifier la deuxième et la troisième raison : Dieu, par son silence, veut aussi nous dire quelque chose.
Y a-t-il des affaires dans lesquelles Dieu semble se taire ? Comment réagis-tu à cela ?
Laquelle des trois raisons de St Ignace semble avoir lieu dans ta vie le plus souvent, et laquelle le plus rarement ? Pourquoi ?
Sais-tu définir dans quel état tu es maintenant ?
Sur la base de quoi évalues-tu à quelle étape tu es ?
Le cri du désir¶
Avertissement
moment clé de la rencontre
Abram se tenant à la croisée des chemins, convaincu de la bénédiction de Dieu marchant derrière lui, fait définitivement l’expérience de la consolation. Y a-t-il aussi en lui de la désolation ?
Lisons :
Après ces événements, la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Ta récompense sera très grande. » Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu me donner ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » Abram dit : « Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un membre de ma maison qui héritera de moi. »
—Gn 15,1-3
Abram reçoit l’assurance d’une « très grande récompense ». Normalement, quand nous entendons de telles nouvelles, il y a en nous de la joie, un cri spontané de joie. Le ton d’Abram est différent - il répond sèchement, peut-être avec un léger reproche. La vision d’une grande récompense est pour lui secondaire - il profite de l’occasion pour réclamer la promesse qui lui a été faite. On lit de tels textes « simplement ». Réfléchissons-y un instant de plus :
Si une telle situation avait lieu entre des hommes, que quelqu’un offre à quelqu’un un cadeau coûteux, et que celui qui reçoit au lieu de remercier reproche l’absence d’un autre cadeau - comment jugerions-nous cela ?
Abram « ne prend pas de gants » dans son reproche - de quoi cela témoigne-t-il ?
Abram se sent si proche de Dieu qu’il « se permet » d’exprimer ses sentiments sans les filtrer par ce qui « convient » ou non. Il permet que parle à travers lui ce qui repose au fond de son cœur.
Note
Pour info : Nous considérerons une pensée similaire demain, mais sous un autre aspect - positif. Être « cul et chemise » avec Dieu, ce n’est pas seulement la capacité de se mettre en colère contre lui, mais c’est aussi le rire de Sara à Ses paroles.
Qu’est-ce pour Abram que le désir d’avoir un descendant ?
Qu’est-ce que la transmission de l’héritage au serviteur proposée par Abram ?
La transmission de l’héritage au serviteur est l’expression d’un manque de foi dans le fait qu’il aura un fils. Abram veut prendre une décision, veut savoir sur quoi il se tient, ordonner la réalité autour de lui. Abram dit à Dieu : je commence à arranger ma vie de telle sorte que je suppose que je ne satisferai pas ce désir du cœur.
Lisons :
Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.
—Gn 12,1-2
Quand a lieu ce passage par rapport au reproche d’Abram sur l’absence de descendant ? (avant)
Abram connaissait les promesses données par Dieu. Cela ne l’a cependant pas empêché de « crier » à Dieu qu’il l’attend, et même qu’il craint qu’elle ne soit pas tenue.
Y a-t-il en moi une tentation de faire semblant devant Dieu dans la désolation que tout est ok ? D’où vient-elle ?
As-tu déjà dit à Dieu ce qui repose au fond de ton cœur ? Qu’est-ce qu’il y a de difficile là-dedans ?
Abram a franchi le pas, s’est tourné spontanément vers Dieu avec ce qu’il est et ce qu’il portait en lui. Il ne pensait pas à savoir si Dieu allait lui reprocher « pourtant je fais tant pour toi Abram ! ». C’est la meilleure façon possible d’utiliser le temps de la désolation. On peut chuchoter les désirs à Dieu, on peut les crier - cela ne vaut pas la peine de les garder en soi.
Mes désirs¶
Lisons :
« Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi »
—St Augustin
Quelle indication pratique peux-tu tirer de cette phrase pour toi ici et maintenant ?
As-tu en toi cette inquiétude du cœur ? À quoi la reconnais-tu ?
Notre désir ultime est de connaître Dieu face à face. Ce sera le lieu où nous trouverons la paix. Quelle sera notre route vers ce lieu est déjà une affaire énormément plus individuelle. Le voyage d’Abram est un temps où il a pu apprendre ce qui est vraiment important pour lui. Il a beaucoup vécu - il a vu une contrée lointaine dont il avait seulement entendu parler auparavant, il a amassé une immense richesse, s’est entouré d’une famille aimante. Quelque chose restait cependant en lui toujours inassouvi - le désir d’avoir un fils.
La désolation nous émeut pour partir - c’est l’expérience d’un manque que nous voulons combler. Elle nous donne du courage, fait que nous voulons du changement, et le changement c’est des opportunités. St Augustin voit justement dans cette inquiétude notre dynamique de foi.
Le voyage crée un espace pour trouver la réponse à la question de ce qui est important pour moi. L’homme croyant est un homme en recherche.
Est-ce que je réfléchis seulement à mes désirs ? En ai-je conscience ?
À quelle fréquence quelqu’un t’interroge sur tes désirs ?
À quelle fréquence interroges-tu quelqu’un sur ses désirs ?
Lisons :
Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle lui répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
—Mt 20,20-21
Que demandait la mère des fils de Zébédée ?
À ton avis pourquoi l’Évangéliste formule cela de cette manière ?
La mère demandait des choses peu importantes. Jésus voit qu’en fait ce n’est pas de cela qu’il s’agit pour elle et pose la question de but en blanc.
En quoi diffère un « caprice » d’un désir ?
Comment te débrouilles-tu pour distinguer tes désirs des caprices ?
Jésus voit que souvent nous ne savons pas ce qu’il faut demander, donc il tire lui-même de nous ce qui repose au fond du cœur.
Lisons :
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
—Jn 5,6-7
Quel est le problème fondamental de cet homme ?
Pourquoi Jésus l’interroge sur quelque chose d”« évident » ?
Quelqu’un a-t-il déjà atteint tes désirs profonds ? Qui ?
Tes désirs sont importants. Ils sont importants pour Dieu, ils sont importants pour l’Église, ils devraient être importants pour Toi et Tes proches. Pour qu’ils soient cependant importants dans tous ces espaces, tu dois donner la chance de les connaître. Cela signifie que tu devrais savoir toi-même les nommer.
Note
Animateur, c’est l’endroit où nous attendons ton témoignage par ex. sur le fait que l’Église ne t’impose pas la manière dont tu sers en elle, mais écoute tes désirs et te permet de discerner en accord avec eux et tes talents.
Faisons ensemble un exercice simple individuellement. Prenons une feuille et divisons-la en 4 zones : Dieu, Église, proches, moi-même. Écrivons nos propres désirs qui sont liés à chacune de ces zones. Essayons qu’il y en ait au moins un partout. Je promets que nous ne partagerons pas ce que nous avons écrit.
As-tu réussi à inscrire un désir dans chacun des champs ?
Où était-ce le plus simple pour toi ?
Où était-ce le plus difficile pour toi ?
Que te dit cet exercice au sujet de tes désirs ?
Si tu veux - tu peux partager ton désir avec le groupe
Promesse - notre réaction¶
Lisons :
Alors la parole du Seigneur lui fut adressée : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu’un de ton sang. » Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram crut au Seigneur, qui le lui compta comme justice. Il lui dit : « Je suis le Seigneur qui t’ai fait sortir d’Our des Chaldéens pour te donner ce pays en héritage. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, à quoi saurai-je que je l’ai en héritage ? »
—Gn 15,4-8
Comment Dieu a réagi aux paroles d’Abram ? Qu’est-ce que cela signifie pour Toi ?
Comment Abram a réagi aux paroles de Dieu ? Qu’est-ce que cela signifie pour Toi ?
Nous lisons qu”« Abram crut », mais un instant plus tard nous voyons sa question « À quoi saurai-je que je l’ai en héritage ». Abram est toujours lui-même ! Il croit qu’il aura un fils, mais il veut fermement savoir ce qu’il en est du contrat suivant. Il n’a pas l’attitude « ça ira » ou « je ne sais pas de quoi il s’agit, mais j’y vais ». Il traite la promesse de Dieu sérieusement donc il veut savoir quoi et comment.
À quoi reconnais-tu que tu es sur la route qui réalise Tes désirs ?
As-tu l’expérience de poser ainsi concrètement des questions à Dieu ?
Application¶
Pour beaucoup d’entre nous, une telle attitude de poser à Dieu des questions concrètes, vitales, pragmatiques est toujours dans la sphère d’un certain « effort pour s’y mettre ». Peut-être que seul Abram, qui est un « gars en chair et en os » avait une telle approche, mais que les autres personnages bibliques n’avaient pas un tel courage ?
Lisons :
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
—Lc 1,30-35
Que ces questions « Seigneur mon Dieu, à quoi saurai-je que je l’ai en héritage ? » et « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » nous restent dans le cœur après cette rencontre. Qu’elles nous inspirent.
Deux applications :
Trouve une question de ce type que tu veux poser à Dieu ici et maintenant
Nomme un moment dans ta vie où cette question a manqué
Note
Animateur prépare-toi à donner ici un témoignage à ce sujet. Peut-être as-tu l’expérience dans ta vie de moments où tu allais dans la foi « par la force d’inertie ». L’auteur de ce plan a demandé pendant quelques semaines à Dieu s’il devait accepter d’être parrain et n’entendait pas de réponse. Tout a changé quand il a demandé à Dieu : « en supposant que j’accepte - comment m’aideras-tu pour que ce soit pour Ta gloire ? ».
Résumé et application¶
Lisons :
“L’homme qui veut se comprendre lui-même jusqu’au fond — non pas selon des critères immédiats, partiels, souvent superficiels, et même apparents, de sa propre nature — doit, avec son inquiétude, son incertitude et aussi sa faiblesse et son péché, avec sa vie et sa mort, s’approcher du Christ. Il doit, pour ainsi dire, entrer dans le Christ avec tout ce qu’il est, il doit « s’approprier » et assimiler toute la réalité de l’Incarnation et de la Rédemption pour se retrouver soi-même. Si ce processus profond se réalise en lui, il porte alors des fruits non seulement d’adoration envers Dieu, mais aussi de profond émerveillement pour soi-même. Quelle valeur doit avoir l’homme aux yeux du Créateur pour avoir « mérité un tel et si grand Rédempteur »”
Redemptor Hominis
À la prière du soir il y aura aujourd’hui la possibilité de s’adresser ainsi à Dieu. Prions les uns pour les autres, pour que nous ne cachions pas notre inquiétude, notre incertitude, notre faiblesse et notre péché mais que nous disions à Jésus directement nos désirs.
Que l’application de cette rencontre soit d’écrire dans le carnet des désirs concrets.
À la fin de la prière l’animateur lit le passage :
« Car moi, je connais les pensées que je forme à votre sujet – oracle du Seigneur –, pensées de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance. Vous m’invoquerez, vous approcherez pour me prier, et je vous écouterai. Vous me chercherez et vous me trouverez ; oui, vous me chercherez de tout votre cœur. »
—Jr 29,11-13